Les séries françaises ont tous les atouts pour s’imposer à l’international

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Le secteur audiovisuel fait face à de profondes mutations : individualisation de la consommation des médias, multiplication des canaux de distribution des œuvres, nouveaux opérateurs. Ces changements sont de nature à bouleverser les équilibres de marché, tant au plan national qu’au plan international. C’est, pour qui ne s’adapte pas, une source de péril. Mais c’est aussi et surtout une opportunité pour les professionnels du secteur : créateurs, producteurs indépendants, groupes et diffuseurs.

L’œuvre est au centre de tous les intérêts. Moyen d’expression pour les auteurs, valeur patrimoniale pour les producteurs et ayants-droits, vecteur de la fidélisation du public et de l’image de marque des diffuseurs. L’œuvre est appelée à prendre une place de plus en plus prépondérante, car de sa qualité, de sa capacité à fédérer un public cible et de son universalité dépend sa « consommation ». Les professionnels du secteur sont des alliés objectifs au service de l’œuvre car tous ont un intérêt à maximiser sa consommation.

La production française est florissante parce qu’elle a su construire et s’appuyer sur un système unique au monde mis en place sous l’impulsion mais aussi le contrôle des pouvoirs publics. Le législateur fixe le cadre de relations entre auteurs, producteurs et diffuseurs. Néanmoins, les choix du public, les stratégies des dirigeants, les ressources des entreprises et l’innovation restent les principaux éléments structurants du marché.

Preuve de ce dynamisme, certaines séries télévisuelles françaises s’exportent et connaissent un réel succès à l’international. Ce sont hélas encore des cas isolés. Comment l’expliquer ? Ce n’est pas tant la qualité de nos productions et réalisations qui est en cause, mais plutôt une approche différente, qui relève même de l’exception. Les séries américaines s’appuient sur un marché domestique fort, et sont conçues dès l’écriture et la composition du casting (showrunner, acteurs mondialement connus, langue anglaise…) pour le marché international.

Pour autant, il serait culturellement et économiquement contreproductif, de chercher à copier les productions américaines. Au contraire, des solutions existent pour aider nos séries télévisuelles à s’exporter davantage. D’abord en nous appuyant sur nos atouts : vivier culturel, savoir-faire et talents. Mais pas seulement. Il apparaît aussi indispensable de raisonner de façon globale et non plus sous le prisme du seul marché national. Les acteurs français du secteur doivent consolider leur approche internationale pour conjuguer leurs forces. A ce titre, l’émergence de coproductions européennes est une solution.

Les banques ont aussi un rôle majeur à jouer auprès des acteurs du secteur pour leur donner les moyens de créer, produire, diffuser, se renforcer et grandir. Dans un environnement en mutation, il est nécessaire d’accompagner les professionnels en leur apportant les outils pour s’adapter et profiter des opportunités d’un marché aux perspectives exponentielles.

Depuis 2010, grâce à son département Média & audiovisuel, la Banque Palatine appartient au cercle restreint des banques françaises qui déploient une expertise reconnue auprès des professionnels du secteur. Aujourd’hui, nous accompagnons les dirigeants et les aidons à tirer leur épingle du jeu dans un environnement de plus en plus international.

Enfin, l’importance de la création, de la production et de la diffusion d’œuvres originales d’initiative française va selon nous au-delà du simple cadre économique : l’audiovisuel est aussi un vecteur de rayonnement culturel. Ainsi, nous nous engageons à remplir au quotidien une mission qui nous tient à cœur : participer au développement de ce secteur unique, auquel nous croyons.

Pierre-Yves Dréan

Pierre-Yves Dréan

Pierre-Yves Dréan dirige la Banque Palatine depuis décembre 2012. Il a débuté sa carrière au Crédit d‘Equipement des Petites et Moyennes Entreprises (CEPME) en 1983, avant de rejoindre la Banque Vernes en 1985 puis la GMF Banque en 1987. Il intègre le Groupe Banque Populaire en 1991, en tant que directeur régional de la Banque Populaire de l’Ouest où il exercera ensuite plusieurs fonctions : directeur du développement, directeur opérations et finances, puis directeur général adjoint. En 2005, il rejoint I-BP (société informatique des Banques Populaires) en tant que directeur général délégué, puis devient en 2009 directeur général de la Banque Populaire Centre-Atlantique. En décembre 2012, il est nommé président du directoire de la Banque Palatine puis directeur général en 2014 suite au changement de mode de gouvernance.

 

 

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